Friday, January 23, 2009

Est Ce Un Désordre au sommet de l’Etat, ou Seulement, les Joueurs n’ont Pas Confiance les Uns les Autres?

Un bon développement est entrain de prendre place en RD Congo avec la coalition rwando-congolaise qui traque les FDLR, un problème épineux qui a occasionné l’écoulement du sang dans l’est de la RDC. Mais selon les déclarations dans le camp congolais, il semble régner un désordre inquiétant dans l’espace des décideurs.

Dans mon article publié il y a de cela quelques semaines sur l’échange très positif entre le gouvernement rwandais et celui de la RD Congo depuis leur accord du mois de décembre 2008; j’avais applaudi cette coalition et, en même temps, cautionné sur ce qui pourrait être admissible comme résultat. Entre les deux camps, il semble qu’un camps a toujours parlé d’une même voix et l’autre ne semble pas coordonner sa position vis a vis de la turbulence qui existe dans le nord-est.

Ce qui était révélé comme rumeurs concernant les appels des officiers rwandais ayant appelé les commandants du CNDP à joindre le camp dissident de Ntaganda vient de se matérialiser. C’est pourquoi, dit-on, il n’ y a pas de fumée sans feux. Voila que Ntaganda a ouvert son territoire à l’armée congolaise et les maîtres tireurs de ficelle rangent les colonnes de leurs hommes à la chasse des FDLR. Qu’est ce qui a empressé alors ce développement? Et bien je pense qu’en premier lieu, il doit y avoir eu des pressions des décideurs du monde comme par exemple le gel du financement envers le Rwanda par la Norvége et la Hollande suite a la publication des preuves du support du Rwanda au CNDP. Ensuite, Kagamé aurait compris qu’avec le départ de l’ami intime de son protecteur Tony Blair de la maison blanche, il devrait changer le rythme de la danse ne sachant pas la position du nouveau occupant de la maison blanche.

Alors qu’est ce qui s’est passé au front du nord-est? Désordre incroyable—Kamhere dit ne pas être informé et qualifiant la confirmation de l’entrée des FAR en RDC de très grave si elle se confirme. Le chef d’état major des FARDC Etumba annonce aussi ne pas être informé de l’entrée des FAR et dit q’il parait que c’est une décision unilatérale du gouvernement. Comment se fait-il que cette entrée soit autorisée a l’insu du chef d’état major des FARDC? Pourtant, les officiels rwandais disent avoir mis leurs combattants sous ordre des FARDC? Qui serait donc responsable si le dérapage qu’a eu lieu a Bangui aurait lieu? Au front, ce sont les subalternes du chef d’état major qui collaborent avec les FAR, une armée étrangère. Alors, qui leur donnent des ordres pour assurer une coordination des faits sur le terrain quand son chef n’est pas impliqué dans cette manoeuvre? Comment peuvent les FARDC mener une offensive avec efficacité dans un tel désordre? Et pourtant, dans l’armée c’est la ou il y doit régner un ordre exemplaire parce qu’on joue avec le feu. Autant de questions qui nécessitent autant de réponses afin que l’opération soit un succès.

Sarkozy avait qualifié les institutions du pays (RDC) comme étant dans une désorganisation totale; par conséquent, l’élite politique s’en était emporté. Et pourtant, c’est l’image que donne l’interaction des institutions en place en analysant seulement la conduite des affaires dans l’affaire courante. Apparemment, il y a dans les institutions du pays des groupes distincts les uns aux autres; qui aménagent le conflit des camps et, en électrons libres, engagent toute la nation sans coordination ni concertation. Et ceci parait dépendre a quelle distance du sommet de la hiérarchie ils s’y trouvent. Dans cet environnement, comment une action nationale peut-elle être efficace.

Il existe un besoin aigu d’un leadership fort pour coordonner les actions afin que des choses sérieuses puissent commencer à avoir lieu. Aussi longtemps que ce trou ou ce manque de leadership persiste, notre grand Congo ne connaitra que la cacophonie.

1 comment:

Anonymous said...

Incroyable!