Friday, February 16, 2024

Un Siècle d'Écart : Comparaison de l'Inaction Internationale face à la Tragédie en RD Congo

Dans les annales de l'histoire, la République Démocratique du Congo (RDC) se dresse comme un témoignage tragique des conséquences du pouvoir non contrôlé et del'indifférence internationale. Il y a plus d'un siècle, la brutalité du règnedu roi Léopold II sur l'État indépendant du Congo a conduit à la mort de millions de Congolais, plus de 10 millions, à travers le travail forcé, la violence et l'exploitation. Aujourd'hui, le monde regarde une fois de plus tandis que le peuple congolais endure la perte de vies (plus de 6 millions de personnes), des souffrances inimaginables, cette fois-ci aux mains du soutien des puissances régionales aux groupes rebelles, en particulier le groupe rebelle M23 soutenu par le gouvernement rwandais, alimentant ainsi le conflit, l'instabilité et la négligence.

Parallèles Historiques :

Le règne du roi Léopold II à la fin du XIXe et au début du XXe siècle a marqué l'un des chapitres les plus sombres de l'histoire coloniale de l'Afrique. Sous prétexte d'humanitarisme et de développement économique, l'administration de Léopold a perpétré de nombreuses atrocités, notamment le travail forcé, la mutilation et le génocide, entraînant la mort d'environ 10 millions de Congolais.

Rôle de Léopold II :

Exploitation Coloniale : Le règne de Léopold sur l'État indépendant du Congo (1885-1908) a été marqué par une exploitation et une violence extrêmes, visant à extraire des ressources naturelles telles que le caoutchouc et l'ivoire pour le profit. Les Congolais ont été soumis au travail forcé, à un traitement brutal et à des atrocités, entraînant la mort de millions de personnes.

Responsabilité Directe : Léopold contrôlait personnellement le Congo en tant que sa colonie privée et mettait en œuvre des politiques qui privilégiaient le profit au détriment des vies humaines. La brutalité et l'exploitation de son administration ont directement contribué à la perte catastrophique de vies au Congo.

Avançons rapidement jusqu'à nos jours, et la République Démocratique du Congo reste plongée dans le conflit et le chaos. Bien que les méthodes aient pu évoluer, l'impact sur le peuple congolais reste dévastateur. Des groupes armés, y compris ceux prétendument soutenus par le Rwanda voisin, continuent de semer le chaos dans les régions orientales du pays, entraînant un déplacement généralisé, des violations des droits de l'homme et la perte de vies.

Paul Kagame, un Nouveau Léopold II ?

• Allégations de Soutien à des Groupes Rebelles : Le président Kagame et le gouvernement rwandais ont été accusés de soutenir des groupes rebelles opérant dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC), notamment le mouvement rebelle M23. Le groupe rebelle M23, composé principalement de combattants tutsis, a été accusé d'abus des droits de l'homme et de déstabilisation de la région.

• Dynamique de Guerre par Procuration : Le gouvernement de Kagame a été accusé de soutenir des groupes rebelles comme moyen d'exercer une influence et de contrer les menaces perçues le long de la frontière orientale du Rwanda. L'implication du Rwanda dans le soutien aux groupes rebelles a été citée comme un facteur contribuant au conflit prolongé et à la perte de vies dans l'est de la RDC.

• Rôle Contesté : Bien que Kagame et le gouvernement rwandais nient les accusations de participation directe au soutien de groupes rebelles, leur rôle dans les dynamiques de conflit de la région reste un sujet de débat et de controverse parmi les observateurs internationaux et les organisations des droits de l'homme. Mais les rapports des enquêteurs de l'ONU ont corroboré l'implication du gouvernement rwandais et la présence de ses forces armées aux côtés des rebelles du M23.

• La Fausse Allégation de Kagame sur la Menace du FDLR pour son Pays : Le président Kagame a soulevé à plusieurs reprises des préoccupations concernant la prétendue menace posée par les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), un groupe rebelle composé principalement d'extrémistes hutus rwandais opérant dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC). Malgré le fait que le FDLR n'ait pas mené d'invasion directe du Rwanda depuis plus de deux décennies, Kagame a présenté le groupe comme un risque potentiel pour la sécurité de son pays.

Cependant, les critiques soutiennent que l'accent de Kagame sur le FDLR sert des objectifs politiques, permettant à son gouvernement de justifier les incursions militaires en RDC sous prétexte de sécurité nationale. Certains observateurs estiment que l'implication militaire du Rwanda en RDC est motivée par des intérêts géopolitiques plus larges, notamment le contrôle des précieuses ressources minérales de la région orientale du pays.

Indifférence Internationale :

La similitude la plus frappante entre ces deux périodes est peut-être l'incapacité de la communauté internationale à intervenir efficacement pour empêcher de nouveaux massacres et soulager la souffrance du peuple congolais. Pendant le règne de Léopold, malgré les preuves croissantes d'atrocités et d'abus des droits de l'homme, les grandes puissances ont fermé les yeux sur le sort des Congolais, motivées par des intérêts géopolitiques et économiques.

 

Aujourd'hui, alors que la RDC lutte contre la violence et l'instabilité persistantes, la réponse de la communauté internationale a été largement étouffée. Malgré de nombreuses missions de maintien de la paix de l'ONU et des initiatives diplomatiques, les causes profondes du conflit persistent, et le peuple congolais continue de supporter le poids de la crise.

Coût Humain :

Derrière les statistiques et les calculs géopolitiques se cachent les histoires de vraies personnes dont les vies ont été brisées par la violence, le déplacement et la privation. Des camps de travail forcés de l'époque du roi Léopold II aux zones de conflit modernes de l'est du Congo, le peuple congolais a enduré des souffrances inimaginables, ses voix étouffées par le tumulte de la politique mondiale.

Les femmes et les enfants, en particulier, ont supporté le poids de la violence, faisant face à des violences sexuelles généralisées, à l'exploitation et au déplacement. Le cycle de pauvreté et de privation perpétué par le conflit a laissé des millions de personnes vulnérables à la faim, aux maladies et aux décès évitables, avec peu d'espoir pour un avenir meilleur.

Conclusion:

L'histoire tragique de la République Démocratique du Congo sert de rappel poignant des conséquences de l'indifférence et de l'inaction face à la souffrance humaine. Des atrocités du régime du roi Léopold II au conflit et à l'instabilité persistants de nos jours, le peuple congolais a enduré d'innombrables épreuves avec peu de répit.

Alors que nous réfléchissons sur le passé et le présent, ne perdons pas de vue les leçons de l'histoire ou l'impératif moral de se tenir solidaires des opprimés et des marginalisés. La communauté internationale doit écouter les cris du peuple congolais et prendre des mesures concrètes pour s'attaquer aux causes profondes du conflit, promouvoir les droits de l'homme et garantir un avenir pacifique et prospère pour tous. Ce n'est qu'alors que nous pourrons espérer briser le cycle de violence et d'injustice qui a trop longtemps affligé le Congo.

Comparer les rôles de Léopold II et de Paul Kagame dans la perte de vies des Congolais implique de reconnaître le contexte historique, les mécanismes d'exploitation et les impacts de leurs actions. Alors que le règne direct de Léopold sur le Congo a conduit à des atrocités et à une exploitation généralisées, le soutien confirmé de Kagame à des groupes rebelles a contribué à l'instabilité et à la violence persistantes dans la région, bien que par des mécanismes et des contextes différents.



A Century Apart: Comparing International Inaction in DR Congo's Tragedy.

In the annals of history, the Democratic Republic of Congo (DRC) stands as a tragic testament to the consequences of unchecked power and international indifference. Over a century ago, the brutality of King Leopold II's rule over the Congo Free State led to the deaths of millions, more than 10 millions Congolese, through forced labor, violence, and exploitation. Today, the world watches once again as the Congolese people endure loss of lives, (more than 6 millions people), unimaginable suffering, this time at the hands of regional powers’ s support to rebel groups, particularly M23 rebel group supported by Rwandan government, that fuels conflict, instability, and neglect.

Historical Parallels:

King Leopold II's reign in the late 19th and early 20th centuries marked one of the darkest chapters in Africa's colonial history. Under the guise of humanitarianism and economic development, Leopold's administration perpetrated widespread atrocities, including forced labor, mutilation, and genocide, resulting in the deaths of an estimated 10 million Congolese people.

King Leopold II Role:

 

    • Colonial Exploitation: Leopold's rule over the Congo Free State (1885-1908) was marked by extreme exploitation and violence, aimed at extracting natural resources such as rubber and ivory for profit. Congolese people were subjected to forced labor, brutal treatment, and atrocities, resulting in the deaths of millions.
    • Direct Responsibility: Leopold personally controlled the Congo as his private colony and implemented policies that prioritized profit over human lives. His administration's brutality and exploitation directly contributed to the catastrophic loss of life in the Congo.

 

Fast forward to the present day, and the Democratic Republic of Congo remains mired in conflict and chaos. While the methods may have evolved, the impact on the Congolese people remains devastating. Armed groups, including those allegedly supported by neighboring Rwanda, continue to wreak havoc in the eastern regions of the country, leading to widespread displacement, human rights abuses, and loss of life.

Is Rwandan President Kagame a new Leopold II?

·         Allegations of Support for Rebel Groups: President Kagame and the Rwandan government have faced allegations of supporting rebel groups operating in the eastern Democratic Republic of Congo (DRC), including the M23 rebel movement. The M23 rebel group, composed of primarily ethnic Tutsi fighters, has been accused of human rights abuses and destabilizing the region.

·         Proxy War Dynamics: Kagame's government has been accused of supporting rebel groups as a means to exert influence and counter perceived threats along Rwanda's eastern border. The involvement of Rwanda in supporting rebel groups has been cited as a contributing factor to the prolonged conflict and loss of life in eastern DRC.

·         Contested Role: While Kagame and the Rwandan government deny allegations of direct involvement in supporting rebel groups, their role in the conflict dynamics of the region remains a subject of debate and controversy among international observers and human rights organizations. But the UN investigators reports corroborated the involvement of the Rwanda government and the presence of its armed forces alongside M23 rebels.

·         Kagame’s bogus allegation of FDLR threat to his country: President Kagame has repeatedly raised concerns about the alleged threat posed by the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR), a rebel group primarily composed of Rwandan Hutu extremists operating in the eastern Democratic Republic of Congo (DRC). Despite the FDLR not engaging in any direct invasion of Rwanda for over two decades, Kagame has framed the group as a potential security risk to his country.

However, critics argue that Kagame's focus on the FDLR serves political purposes, allowing his government to justify military incursions into the DRC under the guise of national security. Some observers believe that Rwanda's military involvement in the DRC is driven by broader geopolitical interests, including control over valuable mineral resources in the eastern region of the country.

 

International Indifference:

Perhaps the most striking similarity between these two periods is the international community's failure to intervene effectively to prevent further bloodshed and alleviate the suffering of the Congolese people. During Leopold's reign, despite mounting evidence of atrocities and human rights abuses, major powers turned a blind eye to the plight of the Congolese, driven by geopolitical interests and economic considerations.

Today, as the DRC grapples with ongoing violence and instability, the response from the international community has been largely muted. Despite numerous UN peacekeeping missions and diplomatic initiatives, the root causes of conflict persist, and the Congolese people continue to bear the brunt of the crisis.

Human Cost:

Behind the statistics and geopolitical calculations lie the stories of real people whose lives have been shattered by violence, displacement, and deprivation. From the forced labor camps of King Leopold II's era to the modern-day conflict zones of eastern Congo, the Congolese people have endured unimaginable suffering, their voices often drowned out by the clamor of global politics.

Women and children, in particular, have borne the brunt of the violence, facing widespread sexual violence, exploitation, and displacement. The cycle of poverty and deprivation perpetuated by conflict has left millions vulnerable to hunger, disease, and preventable deaths, with little hope for a better future.

Conclusion:

The tragic history of the Democratic Republic of Congo serves as a stark reminder of the consequences of indifference and inaction in the face of human suffering. From the atrocities of King Leopold II's regime to the ongoing conflict and instability in the present day, the Congolese people have endured untold hardships with little respite.

As we reflect on the past and present, let us not forget the lessons of history or the moral imperative to stand in solidarity with the oppressed and marginalized. The international community must heed the cries of the Congolese people and take meaningful action to address the root causes of conflict, promote human rights, and ensure a peaceful and prosperous future for all. Only then can we hope to break the cycle of violence and injustice that has plagued the Congo for far too long.

Comparing the roles of Leopold II and Paul Kagame in the loss of life of Congolese people involves recognizing the historical context, mechanisms of exploitation, and impacts of their actions. While Leopold's direct rule over the Congo led to widespread atrocities and exploitation, Kagame's confirmed support for rebel groups has contributed to ongoing instability and violence in the region, albeit through different mechanisms and contexts.




Friday, December 10, 2010

Tâtonnement des Démocraties Africaines: l’Emergence d'une Vraie Démocratie Requiert des Sacrifices Enormes

Apres m'être éclipsé durant plus d'une année, me voila revenir à mon blog ou je présente mes réflexions sur de sujets touchant divers domaines. Il y a quelques heures, j'ai intervenu dans une discussion concernant les événements en cours en Cote d'Ivoire sur le Wall d'un confrère de Facebook---c'est avec une grande inquiétude et une amertume aigue que je reviens a mon blog pour présenter quelques réflexions.
Une question me vient en tète en premier lieu: Qu'est ce qui a fait que les Africains ne soient pas en mesure d'embrasser la démocratie âpres l'élan démocratique des années 90?

Au cours de la décennie de 1990-2000, il y a eu un mouvement démocratique dans une série de pays Africains, spécifiquement ceux de l'Afrique francophone.
En RD Congo, c'était le 24 Avril 1990. Le président Mobutu annonçait le début de la démocratisation du pays, jadis appelé Zaïre (RDC). Il avait préconise des reformes suivantes:

-introduction du multipartisme a trois et du pluralisme syndical,
-l'abolition de l'institutionnalisation du MPR parti Etat et de son rôle dirigeant et,
-la réhabilitation de trois pouvoirs traditionnels de l'état.

En vu de planifier cette nouvelle donne politique, la conférence nationale souveraine (CNS) a été convoquée et 2800 zaïroises et zaïrois, toutes tendances politiques et sociales, y ont participe. Mobutu n'ayant vraiment pas envi de céder le pouvoir, les mesures pouvant aboutir a la transition démocratique prises par la CNS n'ont pas pu prendre l'élan souhaite, celui-ci a entame successivement de blocage en instituant des manœuvres conservatrices et des résistances a la transition démocratique. C'est ainsi que cette transition démocratique n'a jamais eu lieu et est même considérée par certains analystes politiques comme étant la plus longue du monde. Vu l'impasse, l'AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) présidé par Mzee Laurent Désiré Kabila a vu le jour a l'Est du pays avec comme objectif de combattre la dictature de Mobutu et ainsi restaurer la démocratie. La suite on la connait, l'AFDL a pris le pouvoir, Mzee Kabila est tue et son fils a pris la relève et a mené à bons la transition. Les Congolais peuvent être un exemple aux autres pays d'Afrique bien que leur démocratie n'étant pas encore parfaite mais elle marche bien tout en étant très jeune.

Pendant la même période, il y a eu de mouvements de démocratisation au Congo-Brazza, au Cameroun, en Cote d'Ivoire, au Gabon, et en plusieurs autres pays du continent. Mais toutes ces autres transitions politiques ont vite abouti à leur objectif en peu de temps en comparaison avec celle du Zaïre (RDC).

Reflétant d'une façon globale sur la transition démocratique, je conclus qu'elle est un processus dont l'aboutissement amène de conséquences pénibles et de sacrifices horribles tel est le cas de la RD Congo. Une longue guerre, un nombre élevé des morts, et un semblant d'une jeune démocratie réelle. Par contre, les pays qui ont eu une courte et peu pénible transition démocratique ont vite retourne aux régimes dictatoriaux ou semi-dictatoriaux.

Revenant sur les événements en Cote d'Ivoire, ceux-ci suivent le même parcours que celui du Zaïre (RDC), avec Gbagbo représentant Mobutu et Ouattara et Soro prenant la place de Mzee et son cercle ainsi qu'une longue transition depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny. Je suis donc sur et confiant que la Cote d'Ivoire s'en sortira autant que l'a fait le Zaïre aujourd'hui la RD Congo malgré les manœuvres de blocage entrepris par Gbagbo.
P.S:Excusez le manque de ponctuation car j'utilise un clavier anglophone.

Saturday, February 14, 2009

La Coalition Rwando-Congolaise : Oublions le Délai Butoir de Fin Février

J’ applaudis l'engagement du gouvernement et du président de la république dans la recherche de paix au Nord-est de notre beau pays, la RD Congo. En plus, je les incite à ne pas se laisser faire par les traitres qui, malgré la souffrance de nos frères depuis tout ce temps dans cette partie du pays, condamnent l'acte si courageux que notre gouvernement a commis en s'engageant avec les Forces Armées du Rwanda qui étaient hier nos ennemis jurés. Les circonstances parfois demandent à se passer de nos sentiments. La preuve en est que la ou tout le monde a échoué, même les poids lourds de la communauté internationale et l'ONU; deux frères qui partagent une même frontière et donc condamnés à vivre cote à cote ont presque fini en deux jours la saga qui a mis nos frères et sœurs dans les tentes pendant plus de trois ans. On doit être de mauvaise volonté pour vouloir que nos frères et sœurs refugiés dans leur propre pays perdurent dans les conditions dans lesquelles nous les voyons dans les medias. Je signe que même pour signer avec le diable afin qu'ils retrouvent leur dignité humaine, je m'y engagerais.

C'est donc étonnant de voir les élus et enfants du Nord et Sud Kivu parmi ceux qui voient de mauvais œil cette coalition!!! Inimaginable! Il doit y avoir des agendas cachés dans cet agissement. Apres toute cette souffrance qu'a connu notre population, malgré que le Rwanda, en supportant Nkunda, est en partie responsable; mais quand son armée est rentrée dans notre pays--j'ai observé une chose. Cette armée a marché vers l'intérieur de la RDC, traversant villes et villages, sans qu'on ait entendu une moindre tracasserie de notre population. Une chose me vient au cœur--c'est une armée responsable, celle que nous avons besoin aux cotés de la notre qui manque cette responsabilité. Parce que, si c'étaient nos FARDC qui avaient marché ainsi, il y aurait eu des pillages, tracasseries, viols, et tant d'autres. Cela est un fait. Je sais qu'il y a parmi notre peuple et nos gouvernants qui ne veulent pas que l'on parle ainsi de notre armée, a mon opinion, il faut parler de cela et en même temps faire tout pour réorganiser notre armée afin d'y instaurer la discipline militaire, le sens de civisme dont a besoin chaque membre de notre armée, et enfin le sens de responsabilité que nous voyons dans d'autres forces armées. Et on peut commencer cette réorganisation, en forgeant des liens solides avec notre voisin de l’Est, qui apparemment a une armée modèle. Seulement, nous devrions définir clairement les paramètres des goals et objectifs de ces liens.

Obansanjo dit revenir pour relancer les négociations de Nairobi. Quelles négociations, si ce n’est que pour prolonger ses séjours dans les hyper-hôtels, perdurer la saga et ses émoluments, et continuer à jouir de ses voyages dans les classes VIP ! Les Human Rights Watch (HRW) et consorts ont senti la fin de leur magouille venir au bout aux moindre signes de l’entrée des forces armées rwandaises parmi lesquels la disparition du phénomène Nkunda. Qu’est ce qu’ils ont fait ? Ils ont crié fort cherchant des astuces pour contrer les forces de la coalition parce qu’ils avaient peur de voir la source d’où coulaient leurs millions se sécher. Je recommande le gouvernement de ne pas laisser Obasanjo faire ses déclarations ridicules sur notre sol. Au moment ou toutes les tètes d’affiches des mini-groupes armés font pipi dans leurs sous-vêtements et s’apprêtent à s’allier au dépôt des armes, Obasanjo veut les remettre sur la perche ou ils étaient jadis. Il avait élevé Nkunda au point ou il se sentait déjà trop grand que la RDC aux yeux du monde, et voila, il veut encore continuer la danse tango avec d’autres petits malins. Plus jamais. D’ailleurs, on devrait interdire à tout celui qui a été voir Nkunda dans son fief de ne plus mettre ses pieds en RDC. Je fais allusion ici à des Louis Michel et consorts.

Les forces armées rwandaises peuvent rester dans notre pays aussi longtemps que notre gouvernement trouve nécessaire pour dissuader les aventuriers et d'autres Nkunda qui se cachent parmi les camps des élus et fils du pays qui crient fort contre cette coalition Rwando-Congolaise. Ce que nous devons impliquer dans cette coalition, c'est le franc-parler et la vigilance--aussi longtemps que les Rwandais sont avec nous pour rendre la vie meilleure dans le voisinage de nos frontières communes, nous devrions travailler ensemble. Cela parce que les deux pays en tireront bénéfice sur tous les aspects dont les aspects économiques, sociaux, et culturels.

Je demande ainsi à notre Président d'être très vigilant et de faire en sorte que nous dénichions tous ces sorciers comme il l'avait déclaré lui-même lors de son dernier face à face avec la presse. Vous savez, je condamne parfois le président de trop jouer le jeu démocratique. Si j'étais son conseiller, je le conseillerais de devenir un peu plus stricte. Aussi longtemps qu'il fait arrêter, écarter, et punir les dérangeurs se trouvant sur notre voie dans la marche à l'avant vers un pays de droit et prospère, je lui dirais qu'il devrait se sentir tranquille.

Friday, January 23, 2009

Est Ce Un Désordre au sommet de l’Etat, ou Seulement, les Joueurs n’ont Pas Confiance les Uns les Autres?

Un bon développement est entrain de prendre place en RD Congo avec la coalition rwando-congolaise qui traque les FDLR, un problème épineux qui a occasionné l’écoulement du sang dans l’est de la RDC. Mais selon les déclarations dans le camp congolais, il semble régner un désordre inquiétant dans l’espace des décideurs.

Dans mon article publié il y a de cela quelques semaines sur l’échange très positif entre le gouvernement rwandais et celui de la RD Congo depuis leur accord du mois de décembre 2008; j’avais applaudi cette coalition et, en même temps, cautionné sur ce qui pourrait être admissible comme résultat. Entre les deux camps, il semble qu’un camps a toujours parlé d’une même voix et l’autre ne semble pas coordonner sa position vis a vis de la turbulence qui existe dans le nord-est.

Ce qui était révélé comme rumeurs concernant les appels des officiers rwandais ayant appelé les commandants du CNDP à joindre le camp dissident de Ntaganda vient de se matérialiser. C’est pourquoi, dit-on, il n’ y a pas de fumée sans feux. Voila que Ntaganda a ouvert son territoire à l’armée congolaise et les maîtres tireurs de ficelle rangent les colonnes de leurs hommes à la chasse des FDLR. Qu’est ce qui a empressé alors ce développement? Et bien je pense qu’en premier lieu, il doit y avoir eu des pressions des décideurs du monde comme par exemple le gel du financement envers le Rwanda par la Norvége et la Hollande suite a la publication des preuves du support du Rwanda au CNDP. Ensuite, Kagamé aurait compris qu’avec le départ de l’ami intime de son protecteur Tony Blair de la maison blanche, il devrait changer le rythme de la danse ne sachant pas la position du nouveau occupant de la maison blanche.

Alors qu’est ce qui s’est passé au front du nord-est? Désordre incroyable—Kamhere dit ne pas être informé et qualifiant la confirmation de l’entrée des FAR en RDC de très grave si elle se confirme. Le chef d’état major des FARDC Etumba annonce aussi ne pas être informé de l’entrée des FAR et dit q’il parait que c’est une décision unilatérale du gouvernement. Comment se fait-il que cette entrée soit autorisée a l’insu du chef d’état major des FARDC? Pourtant, les officiels rwandais disent avoir mis leurs combattants sous ordre des FARDC? Qui serait donc responsable si le dérapage qu’a eu lieu a Bangui aurait lieu? Au front, ce sont les subalternes du chef d’état major qui collaborent avec les FAR, une armée étrangère. Alors, qui leur donnent des ordres pour assurer une coordination des faits sur le terrain quand son chef n’est pas impliqué dans cette manoeuvre? Comment peuvent les FARDC mener une offensive avec efficacité dans un tel désordre? Et pourtant, dans l’armée c’est la ou il y doit régner un ordre exemplaire parce qu’on joue avec le feu. Autant de questions qui nécessitent autant de réponses afin que l’opération soit un succès.

Sarkozy avait qualifié les institutions du pays (RDC) comme étant dans une désorganisation totale; par conséquent, l’élite politique s’en était emporté. Et pourtant, c’est l’image que donne l’interaction des institutions en place en analysant seulement la conduite des affaires dans l’affaire courante. Apparemment, il y a dans les institutions du pays des groupes distincts les uns aux autres; qui aménagent le conflit des camps et, en électrons libres, engagent toute la nation sans coordination ni concertation. Et ceci parait dépendre a quelle distance du sommet de la hiérarchie ils s’y trouvent. Dans cet environnement, comment une action nationale peut-elle être efficace.

Il existe un besoin aigu d’un leadership fort pour coordonner les actions afin que des choses sérieuses puissent commencer à avoir lieu. Aussi longtemps que ce trou ou ce manque de leadership persiste, notre grand Congo ne connaitra que la cacophonie.

Wednesday, January 21, 2009

Obama Inauguration Speech: Rebuff of Old Habits and Birth of New Era

As usual the transition of power was smooth, a sign of the old and ripe American democracy. In front of more then 1.5 million people, Barack Obama stood on the steps of the US Capitol Hill building to take the oath of office officiated by the Supreme Court Chief Justice John Roberts. His wife, Michelle Obama, by his side and holding the bible Abraham Lincoln used for his own inaugration more then a century ago, Obama placed one hand on the bible and raised the other. All went on well except a misstep by John Roberts who flipped some of the words and misplaced the word “faithfully” to the end of the sentence, but Obama caught up on that, took some seconds before repeating to let John Roberts catch up with the misstep.

The young president went on to launch an alarm awakening America and asking his fellow citizens to take responsibility of their destiny. He reminded them of the hard work of their forefathers that brought prosperity and higher lifestyle they came to enjoy. He warned that America’s economy is weakening and there might be a need to review the high standard way of life we are accustomed to unless we stick to our forefathers’ ideals. Greatness is not given but it should be a product of hard work and discipline. Talking about those who worked hard to make life better in this country, he said, “these men and women struggled and sacrificed and worked till their hands were raw so that we might live a better life. They saw America as bigger than the sum of our individual ambitions; greater than all the differences of birth or wealth or faction”. He stated that the plight that America is in is a consequence of greed and irresponsibility on the part of some, but also our collective failure to make hard choices and prepare the nation for a new age.

A new era has begun. Repudiating the ideals of previous governments, especially that of his predecessor who sat just a few feet behind him, Obama said we must stop doing childish things and self dealing. For the sake of the defense of our country, we reject as false the choice between our safety and our ideals. And he called the whole world who is watching and said “America is a friend of each nation and every man, woman, and child who seeks a future of peace and dignity, and that we are ready to lead once more”. He pointed out that earlier generations of leaders faced down fascism and communism not with missiles and tanks, but with sturdy alliances and enduring convictions. “They understood that our power alone cannot protect us, nor does it entitle us to do as we please”. This constitutes a strong statement and a rebuff to his predecessor’s doctrine.

Obama twice got out his limo and walked on Pennsylvania Avenue at a great concern of many, especially of his secret service detail. There have, in the past, been a number of reported threats towards his life, a reason that he was granted the protection of the US secret service three months into the primaries. Nevertheless, he’s continued appearing in public. His campaign has known largest crowds of all at every stop; he was before 100,000 people in Saint Louis, 200,000 people in Berlin, and between 50,000 to 100,000 people in various other places during the presidential campaign.

I followed the commentaries of many political analysts and a majority agreed that Obama’s inaugural speech was not his best but it contained what will constitute the core conduct of his administration. Personally, I believe that the message in this speech sent out a message to those who felt disenfranchised by -unilateralism and we do as we please- Bush’s administration approach that we will seek partnership and we will act by a legal framework in concert with our partners.

Tuesday, January 20, 2009

Barack Raises Hand Thus Lifts A Nation

What is about to become the American history is Barack Obama’s inauguration that takes place today January 20th, 2009, on the steps of the Capitol Hill in Washington, DC. Barack will take oath of office to assume the US presidency as the 44th US president. His march to the presidency has shattered all records: less time ascending to the highest public office; highest campaign fundraising; highest crowd during campaign stops; outstanding presidential election victory; highest inauguration ceremony expense bill; and record number of inauguration’s crowd.

Expectations are so high, from US nationals as well as world communities; I hope his advisors will manage them with care throughout this earlier stage. He, himself, already begun talking to the American citizens in a way that prepares them to be patients with everything his administration will try to do to lead the country out of the mess it is in. In his own words, he has reminded them that, as he tries, the steep is so deep and the climb might be slow but we will get there.

I did not get a chance to witness this event with my presence, but I watched the CNN coverage live online. A crowd of between one and two millions is expected into Washington to watch Obama take the oath of office. This is a staggering number of people as it has been throughout his journey to become the first African American president of the United States of America.

As Mr. Obama is sworn in office, I am sure, he is well aware of what awaits him starting this day one. He is inheriting a country in shambles, an ailing economy, uncertainties in mind of people, and two unpopular wars. He has put together his administration cabinet with care and everyone has agreed of the choice he has made. The question that remained is; will it deliver to the expectations of the whole world? I mean the whole world because his election has been welcomed with great enthusiasm throughout the world.

I take this moment to congratulate and wish him well. May our fore-fathers grant him the wisdom to lead us and preserve our union, a union that unites us not by blood but by common principles that are based on freedom, liberty and justice for all.